Tueur malgré lui...
New York, 2009. Sans raison apparente, des gens ordinaires tuent des inconnus dans les lieux publics. Et bien qu’il n’existe aucun lien entre les meurtriers, tous respectent le même rituel ! Lucas Kane, l’un des trois personnages que l’on dirige, devient l’un de ces meurtriers lorsqu’un soir, dans les toilettes d’un restaurant minable, il assassine un homme qu’il ne connaît pas. Traqué par la police, et totalement dépassé par les événements, Lucas va devoir garder la tête froide pour tenter d’élucider cet épais mystère
Un 3D au scénario surprenant...
Fahrenheit n'appartient à aucun style de jeu en particulier. S'il fallait à tout prix lui trouver une famille, on le rangerait probablement parmi les jeux d'aventure, faute d'autre chose. Pas vraiment aventure, pas vraiment action non plus, Fahrenheit navigue entre les genres sans trouver de port d'attache bien défini. Farenheit est un jeu tout en 3D qui rappelle les chefs-d’oeuvre du cinéma : de nombreux travelling, des caméras multiples qui suivent l’action sous tous les angles et plusieurs fenêtre qui s’ouvre à l’écran rappelant la série 24 heurs Chrono. Quant au scénario, il échappe aux règles établies jusqu’à présent dans le jeu vidéo : chaque décision prise par le joueur modifie sensiblement le cours des évènements à venir, les dialogues comme les scènes d’action. Ainsi, un joueur curieux recommencera encore et encore Fahrenheit afin de voir et d'entendre toutes les conversations possibles tout en profitant d'une expérience de jeu sensiblement différente à chaque fois. Il en résulte une aventure exceptionnelle et captivante.
Le jeu se vie en Live...
Au delà de sa mise en scène, Fahrenheit surprend aussi par son gameplay. Loin des sacs sans fond des inventaires habituellement accordés aux jeux d’aventure, des survols de pointeur en cherchant une ultime action à accomplir, le jeu se veut immersif jusqu’au bout et il faudra reproduire à la souris ou au stick analogique les mouvements du protagoniste du moment. Les boutons de la manette ne sont alors plus qu’artifices et pousser une porte, passer le balai ou encore ouvrir un placard se fera désormais par une simple pression dans la bonne direction. Les dialogues ont également opté pour un déroulement inhabituel et se déroulent en temps réel, vous obligeant à prendre une décision vite, sous peine de voir la rencontre s’abréger et de précieux indices partir avec elle.
Scènes d'actions originales mais un rien trop répétitives...
Mais l’immersion ne s’arrête pas là et comme pour tout film, le jeu a aussi droit à son lot d’action. Courses poursuites et combats animent alors l’histoire et dès le tutorial, on nous annonce la couleur : il faut ressentir la fatigue physique du personnage. Ainsi, pour les scénes d'action Fahrenheit nous demande alors de reproduire à l’aide du couple clavier/souris des séquences s’affichant sur l’écran. De plus en plus longues et surtout de plus en plus rapides, on se prend vite au jeu et il faut avouer que certains passages sont surprenants tant on se met dans la peau des protagonistes, jusqu’à ressentir leur stress par le nombre d’opérations à accomplir et la vitesse à laquelle il faut s’exécuter. Sans oublier les épreuves utilisant les certaines touches pour tester votre endurance. A la manière d’un Track’n’Field il faudra en effet marteler en rythme pour rester accrocher à un rebord au-dessus du vide, pour forcer une vitre ou encore pour nager au fond d’un lac gelé. Malheureusement, aussi excellent soit-il, ce gameplay sera vite surexploité jusqu’à ne plus conduire qu’à une succession de phases d’action laissant trop souvent de côté la véritable histoire du jeu, et nous précipitant sur une fin trop vite amenée.
Capture d'écran...